Assises du médicament à partir de jeudi

« Retour aux actualités 16 Février 2011 - Actualité Médicale

Assises du médicament à partir de jeudi

Le ministre de la santé Xavier Bertrand a annoncé mardi, devant la mission parlementaire de l'Assemblée nationale sur le Mediator, le lancement jeudi d'"une grande concertation", les "Assises du médicament". L'essentiel, c'est de "redonner confiance aux Français dans le système du médicament", a souligné le ministre devant la mission parlementaire, présidée par le socialiste Gérard Bapt (Haute-Garonne). "Il y a eu des défaillances graves", "on a besoin de changer un certain nombre de pratiques, on a besoin d'être plus transparents, plus réactifs, plus efficients", a-t-il ajouté.

Les Assises, qui rassembleront une centaine de personnes -industriels, médecins, associations, responsables des missions parlementaires...-, auront pour rapporteur Edouard Couty, ancien directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (Dhos). Six groupes de travail seront mis en place, sur la condition d'octroi des autorisations de mise sur le marché (AMM), le renforcement du système de surveillance des médicaments, l'encadrement des prescriptions hors AMM...
"Le gouvernement sera à l'écoute de toutes les propositions", a-t-il assuré. La remise des conclusions devrait intervenir "vers mai/juin".

"Il faudra des mesures radicales et des mesures rapides, car tout ce qui ne sera pas fait cette année ne sera jamais fait", a estimé M. Bertrand, assurant cependant qu'aucune décision ne sera prise avant que les missions parlementaires aient déposé leurs conclusions, qu'il a espérées pour la fin du premier semestre 2011. Il a indiqué aussi que la nomination du prochain directeur général de l'Afssaps (agence sanitaire du médicament), un poste pour lequel le président de l'Institut national du cancer, Dominique Maraninchi, est pressenti, devra être validée par les commissions parlementaires compétentes. "Ca va se faire de façon très rapide", a dit le ministre.

Interrogé sur les conflits d'intérêt et sur le manque de confiance qu'ils ont pu provoquer, il a évoqué la possibilité de transposer en France le Sunshine act américain, "avec un processus de sanctions" pour ceux qui ne déclareraient pas leurs intérêts croisés. Enfin, en réponse à une question, le ministre a admis que la publication d'une liste de 77 médicaments sous surveillance, qui devra être actualisée, "suscitait de l'émotion" et qu'il convenait maintenant de "bien expliquer et faire preuve de pédagogie". "Ce qui est en train de se modifier, c'est le rapport des Français au médicament", a-t-il dit, rappelant qu'ils étaient "champions du monde par habitant de la consommation du médicament".
 
© Leem - Michel Hasson - Photo libre de droit

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