Assurés et professionnels de santé vont passer à la caisse

« Retour aux actualités 06 Octobre 2010 - Actualité Économie

Assurés et professionnels de santé vont passer à la caisse

Après la publication, début septembre, du rapport de la Cour des comptes sur le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement se penche sur l’épineux dossier de l’Assurance maladie.
Des économies à tout prix. Tel semble être le credo adopté par le gouvernement en cette rentrée. Après l’adoption dans la douleur du projet de réforme des retraites, le gouvernement a annoncé, le 28 septembre, un nouveau plan d’économies pour redresser les comptes de l’Assurance maladie. A l’instar des retraites, les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale risquent de faire des vagues. Première action : le taux de remboursement des médicaments à vignette bleue dont le service médical est jugé « modéré » passera de 35 à 30 %. L’économie attendue est d’un peu moins de 100 millions d’euros. La deuxième mise à contribution des patients concerne les actes réalisés à l’hôpital. Ces derniers devraient être moins remboursés par la « Sécu ». En revanche, l’exécutif a fait marche arrière sur l’augmentation du ticket modérateur, partie des dépenses qui reste à la charge du patient après le remboursement de l’Assurance-maladie. Initialement prévu à la hausse (+ 0,5 point) pour les consultations de médecins, les analyses médicales ou les séances de kiné, il a été abandonné. Si les assurés vont mettre la main au portefeuille, les professionnels de santé vont également être mis à contribution pour limiter le déficit.
Les autres mesures d’économies concernent les laboratoires pharmaceutiques, les prescriptions, les tarifs de certains professionnels de santé (biologistes, radiologues) ou ceux facturés par les hôpitaux et les cliniques. Au total, ces mesures devraient permettre de limiter la progression des dépenses de remboursement à 2,9 % l’an prochain. Le déficit de la branche maladie ne devrait pas pour autant reculer et stagner à 12 milliards d’euros.

Olivier Valcke

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