C’est une nouvelle piste encourageante pour le traitement des glioblastomes, ces tumeurs cérébrales mortelles. Un vaccin thérapeutique, testé en association avec un traitement classique par une vingtaine de malades, a permis de prolonger leur survie d’environ 70 %. Les chercheurs ont étudié les données de 35 patients atteints d’un glioblastome. Tous ont subi une intervention chirurgicale visant à supprimer la tumeur, puis ont effectué des séances de radiothérapie et de chimiothérapie. Seuls 18 patients ont été vaccinés. Les chercheurs ont injecté le vaccin par voie sous-cutanée un mois après la fin de la radiothérapie, puis tous les mois, aussi longtemps qu’il était cliniquement et radiologiquement efficace. Au bout de 26 mois, la moitié des patients étaient encore vivants, une survie presque doublée par rapport à celle d’un groupe de 17 malades ayant reçu le protocole conventionnel. En outre, le vaccin a permis de supprimer l’intégralité des cellules cancéreuses chez 17 des 18 patients et d’allonger leur durée de vie médiane de 15 à 26 mois. Les chercheurs ont découvert que le vaccin stimulait une réponse immunitaire chez près de la moitié des personnes l’ayant reçu. Même si plusieurs biais sont reprochés à cette étude (faiblesse du recrutement, réaction immunitaire essentiellement basée sur les anticorps, et non sur l’immunité cellulaire, réelle immunité anti-cancéreuse), les résultats sont intrigants et méritent une étude plus approfondie.
Olivier Valcke