Ce rapport du groupe est le fruit d’un travail collectif entre pharmaciens, représentants professionnels (syndicat, associations de pharmaciens qui réalisent des préparations), enseignants, membres de commissions et fournisseurs de matières premières à usage pharmaceutique.
Ces derniers attendent donc que les « autorités sanitaires donnent les moyens aux pharmaciens d’effectuer les préparations et remettent rapidement de la cohérence entre les textes parus séparément en 2007, 2008 et 2009 ». En effet la dernière définition des préparations officinales, dictée par la loi du 26 février 2007, interdit au pharmacien français de réaliser des préparations officinales dans les mêmes conditions que ses confrères des États voisins.
Par ailleurs, la législation restreint le champ d’application aux seules formules inscrites à la Pharmacopée ou au Formulaire national, et non plus aux formules fabriquées selon celle-ci. Enfin la Pharmacopée ne contenant que des monographies de matières premières et le Formulaire national n’ayant pas été enrichi de formules, ces outils restent donc limités pour réaliser des préparations officinales selon cette nouvelle définition.
Ils demandent également que soient appliquées les 5 préconisations du rapport. À savoir :
– aligner la définition de la préparation officinale sur la définition européenne dans un but d’harmonisation ;
– reconnaître les Formulaires des États membres de l’Union européenne ;
– télédéclarer les formules réalisées par mesure de sécurité ;
– faire évoluer la Commission du Formulaire national ;
– redéfinir le périmètre des préparations officinales
Hermance Fouret