UFC-Que Choisir version belge

« Retour aux actualités 24 Avril 2012 - Actualité

UFC-Que Choisir version belge

Qu’on se rassure, les enquêtes inopinées chez les pharmaciens n’arrivent pas que chez nous. Nos confrères belges ont également été épinglés en mars dernier par une enquête de l’association de consommateurs Test-Achats (TA) sur les interactions médicamenteuses. Au cours de l’automne dernier, des enquêteurs de l’association de consommateurs belges ont visité de manière anonyme 55 pharmacies. Objectif ? Vérifier si les pharmaciens détectent bien les interactions possibles entre médicaments et s’ils y réagissent de manière appropriée. Dans un premier scénario, une dame âgée présente une prescription de Marcoumar (un anticoagulant). Elle demande par la suite une boîte d’aspirine pour soigner ses maux de tête. Si 22 pharmacies ont identifié l’interaction, 33 ont délivré les deux médicaments. Deuxième scénario : une jeune femme présentant une prescription de Deso 20, une pilule contraceptive, demande du millepertuis. 37 pharmacies ont délivré les deux produits, dont 33 sans émettre le moindre commentaire. Pire, l’enquête a révélé que dans deux pharmacies, un conditionnement périmé de millepertuis a même été délivré. Et l’association de consommateurs de conclure : « nous ne sommes nullement opposés au monopole et à l’honoraire des pharmaciens, mais ils doivent le mériter. Nous voulons que le pharmacien prenne son rôle de conseiller et de prestataire de soins au sérieux. » Rappelons que depuis avril 2010, les pharmaciens reçoivent une indemnité supplémentaire pour assurer l’accompagnement de la première délivrance d’un médicament. « Ce surcroît d’honoraires est intégralement à la charge de l’INAMI, mais notre enquête montre que les pharmaciens l’empochent sans que le patient bénéficie d’un encadrement digne de ce nom, observe Test-Achats. Tant que ce suivi n’est pas effectif, nous remettons en question le bien-fondé de cette indemnité. » A l’instar de l’étude de l’UFC-Que Choisir, l’enquête a suscité de vives réaction en Belgique, beaucoup de pharmaciens dénonçant des pièges grossiers et peu réalistes et rappelant que le premier intervenant dans la mise au point de ce genre de thérapie est le médecin traitant.

OV

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